Le CRM-CNRS accueille six scientifiques de France
À partir du 1
Nicolas CRAMPÉ
Chercheur, CNRS
01/09/2025 – 31/12/2025
Après des études à l’École supérieure de physique et de chimie industrielles de la Ville de Paris (ESPCI Paris), Nicolas Crampé a soutenu une thèse de doctorat au Laboratoire d’Annecy de Physique Théorique (LAPTh) de l’Université de Savoie. Recruté par le CNRS en 2009, il a travaillé à l’Université de Montpellier puis, depuis 2018, à l’Université de Tours. Spécialiste des systèmes exactement solubles et de la théorie des représentations, Nicolas Crampé utilise des outils algébriques pour explorer les symétries sous-jacentes à divers problèmes physiques. Ses recherches portent sur le calcul des entropies d’intrication en mécanique quantique, l’évaluation de valeurs moyennes dans des modèles statistiques hors équilibre et l’analyse spectrale des hamiltoniens. Plus récemment, il s’intéresse aussi à certaines fonctions spéciales et à leur rôle dans l’étude des représentations algébriques, des schémas d’association et des modèles quantiques intégrables.
Lucile DEVIN
Maître de conférence, Université du Littoral Côte d’Opale
01/09/2025 – 31/08/2026
Lucile Devin est maître de conférence à l’Université du Littoral Côte d’Opale (Calais). Spécialisée en théorie analytique des nombres, elle a soutenu sa thèse en 2017 sous la direction de Florent Jouve au Laboratoire de Mathématiques d’Orsay. Elle a ensuite poursuivi son parcours avec plusieurs contrats post-doctoraux qui ont été le début de nombreuses collaborations : Daniel Fiorilli à l’Université d’Ottawa, Chantal David au Centre de Recherches Mathématiques de Montréal et Anders Södregren à Chalmers University, Göteborg.
Ses travaux portent principalement sur deux sous-domaines précis de la théorie analytique des nombres. Une observation de Tchebychev semble montrer un biais dans la répartition des nombres premiers dans les classes de congruences, Lucile Devin s’est intéressée à une axiomatisation et des généralisations de tels biais. Certaines hypothèses pour expliquer ce phénomène nécessitent une meilleure compréhension des points d’annulation des fonctions L associées. Son second sujet d’étude est justement de prouver certaines instances de la conjecture d’Universalité de Katz-Sarnak, et Sarnak-Shin-Templier à propos de la répartition verticale des points d’annulations de familles de fonctions L.
Claire GUERRIER
Chargée de recherche, CNRS
01/09/2025 – 31/08/2026
Claire Guerrier a soutenu son doctorat en modélisation mathématique pour les neurosciences en 2011. Après un post-doctorat à UBC, où elle a travaillé entre le département de mathématiques et le Brain Research Center, elle est depuis 2019 chargée de recherche CNRS CNRS au Laboratoire Jean-Alexandre Dieudonné (CNRS & Université Côte d’Azur). Son expertise porte sur la résolution de problèmes à plusieurs échelles, mélangeant des parties stochastiques et continues, l’analyse asymptotique et la théorie du temps moyen de premier passage. Elle a mené plusieurs projets interdisciplinaires avec des laboratoires expérimentaux – sur le complexe pré-Botzinger avec le l’Institut des neurosciences de Paris-Saclay (CNRS & Université Paris-Saclay), sur l’intégration neuronale avec la faculté de médecine de l’Université de Colombie britannique (UBC), et sur l’adaptation de la myéline avec le consortium MBP (Université McGill), ainsi qu’un projet récent sur la croissance fongique avec le Laboratoire interdisciplinaire des énergies de demain (Université Paris Cité).
Sébastien LABBÉ
Chargé de recherche, CNRS
01/09/2025 – 14/07/2026
Sébastien Labbé est chargé de recherche CNRS au Laboratoire Bordelais de Recherche en Informatique à l’Université de Bordeaux depuis janvier 2017 après des postdoctorats à l’Université Paris-Diderot Paris 7 et à l’Université de Liège (Belgique). Sébastien Labbé a obtenu son doctorat en 2012 en mathématique et informatique à l’Université du Québec à Montréal sous la direction de Srecko Brlek. Il séjourne à l’Université de Montpellier pendant la deuxième année de sa thèse effectuée en cotutelle France-Québec sous la codirection de Valérie Berthé.
Sébastien Labbé s’intéresse à la combinatoire, à la géométrie discrète, à la dynamique symbolique et à la théorie des nombres. Ses recherches explorent les interactions entre ces domaines, contribuant à une meilleure compréhension des systèmes dynamiques et des structures géométriques. Ses résultats les plus récents portent sur les pavages apériodiques de Jeandel-Rao qu’il décrit par substitutions ainsi que par des schémas de coupe et projection en dimension 4. Il s’intéresse aussi aux systèmes de numération, aux fractions continues et à leurs généralisations en dimensions supérieures et à des problèmes ouverts tels que la conjecture d’injectivité de Markoff. Il participe au développement du logiciel libre de mathématique SageMath depuis 2008 qu’il utilise au quotidien dans ses recherches. Pendant son séjour au CRM en 2025-2026, il désire développer de nouvelles collaborations avec les collègues du LaCIM dans la thématique de la combinatoire algébrique.
Marc-Hubert NICOLE
Professeur, Université de Caen
01/09/2025 – 31/08/2026
Depuis 2021, il participe activement au développement du programme de Kudla p-adique en géométrie arithmétique, notamment par l’organisation d’événements favorisant la participation de jeunes scientifiques travaillant déjà soit sur le programme de Kudla classique, soit sur les méthodes p-adiques : les XXXe Rencontres Arithmétiques de Caen en mai 2022, la conférence de Cetraro sur les « Séries thêta arithmétiques et formes modulaires p-adiques » en juin 2024 et la conférence de Luminy sur les « Aspects p-adiques du programme de Kudla » en juin 2026.
Lors d’un précédent séjour à Montréal en 2020-2021 (avec le soutien de l’IRL CRM-CNRS), il a co-organisé au CRM, avec Henri Darmon (McGill) et de nombreux autres participantes et participants, durant le trimestre thématique (pandémique) de l’automne 2020, un séminaire en présentiel autour des prémices dudit programme. Durant l’hiver 2021, il a cofinancé le stage postdoctoral de Jackson Morrow (aujourd’hui « assistant professor » au Texas) au CRM et a organisé avec lui et Giovanni Rosso (Concordia) un groupe de travail sur des variantes non archimédiennes de la géométrie o-minimale.
Emmanuel ROYER
Professeur des universités, Université Clermont-Auvergne
01/09/2025 – 31/08/2026
Emmanuel Royer est professeur des universités à l’Université Clermont-Auvergne, dont il a dirigé le laboratoire de mathématiques (laboratoire de mathématiques Blaise Pascal) de 2014 à 2018. Il est ensuite devenu directeur adjoint scientifique de l’Institut national des sciences mathématiques et de leurs interactions du CNRS de 2018 à 2023, en charge des unités d’appui (parmi lesquelles le CIRM à Marseille, l’IHP à Paris ou encore Mathdoc qui promeut la publication ouverte), de la médiation et des liens avec l’enseignement, de la parité et de la communication. Depuis une thèse préparée sous la direction d’Étienne Fouvry et Philippe Michel et soutenue en 2001, il travaille en théorie des nombres, s’intéressant en particulier aux formes modulaires et aux fonctions qui s’y rattachent. Récemment, il a par exemple étudié la répartition des sommes partielles des sommes de Kloosterman d’un point de vue analytique ; et, d’un point de vue plus algébrique, les déformations formelles de formes quasi modulaires et de Jacobi généralisant les crochets de Rankin-Cohen.