Le CRM-CNRS accueille neuf scientifiques de France
À partir du 1
Nicolas BOUSQUET
Chargé de recherche, CNRS
01/09/2024 – 31/08/2025
Après une thèse en informatique fondamentale soutenue en 2013 et réalisée au LIRMM, à Montpellier, Nicolas Bousquet a rejoint le CNRS en 2016 en tant que chargé de recherche d’abord au laboratoire G-SCOP à Grenoble puis au laboratoire LIRIS à Lyon depuis 2020.
Le coeur de ses recherches est centré autour de la théorie structurelle et l’algorithmique des graphes. Mais ses intérêts de recherche vont au delà de ces thématiques: théorie des jeux, combinatoire… Ces dernières années, il s’est tout particulièrement intéressé à des problèmes de reconfiguration dont le but est de déterminer quelles conditions assurent l’existence de transformations entre les solutions d’un problème. Mais aussi à des problèmes d’algorithmique distribuée et de certification locale.
Il est cette année accueilli au sein du LACIM (Laboratoire d’Algèbre, de Combinatoire et d’Informatique Mathématique) à l’UQAM où il explore les liens entre combinatoire et reconfiguration.
Michèle COUDERETTE
Maîtresse de conférences, Université Paris-Est Créteil
01/09/2024 – 31/08/2025
Après une thèse préparée sous la direction d’Amade-Escot, Dorier et Leutenegger soutenue en 2018 et intitulée « enquête comparatiste sur la mise en œuvre d’une ingénierie didactique pour l’enseignement de la soustraction au premier cycle du primaire dans plusieurs systèmes didactiques : études de cas en Suisse et en France » soutenue en 2018, Michèle Couderette est depuis 2019 maîtresse de conférences à l’université Paris-Est Créteil en didactique des mathématiques. Ses recherches, au sein du laboratoire de didactique André Revuz (LDAR), sont en étroites relations avec la formation des enseignantes enseignants et portent sur l’analyse des pratiques enseignantes en contexte ordinaire : il s’agit de rendre compte des phénomènes transpositifs à l’œuvre lors de la mise en œuvre de situations d’enseignement et à déterminer les modalités de co-construction du savoir par les élèves et leurs enseignantes et enseignants.
Depuis 2019, ses recherches visent plus spécifiquement l’enseignement de l’algorithmique au primaire et au secondaire, en particulier les interactions entre algorithmique et mathématiques dans des tâches de programmation embarquant des savoirs mathématiques.
Lors de son séjour au CRM-CNRS à Montréal elle compte donner à ses recherches une dimension comparatiste : la comparaison dans des systèmes didactiques de pays différents par leurs cultures et traditions d’enseignement permet de mettre en lumière les dimensions génériques et spécifiques des pratiques/enseignement apprentissage et ainsi de rendre compte de ce qui détermine l’action des enseignants du point de vue institutionnels et personnels.
Sophie DABO-NIANG
Professeure des universités, Université de Lille
01/09/2024 – 28/02/2025
Sophie Dabo-Niang est professeure de mathématiques appliquées à l’Université de Lille depuis 2010 et chercheuse à l’INRIA de Lille. Elle a obtenu son doctorat en statistiques de l’Université de la Sorbonne en 2002. Après un poste d’attaché d’enseignement et de recherche à Paris 2, elle est devenue maîtresse de conférences à l’Université Lille 3 en 2004. Ses recherches se concentrent sur la représentation du temps et de l’espace dans des environnements aléatoires, inspirées par des problématiques réelles dans divers domaines tels que la biologie, l’économie, l’épidémiologie, la physique, et les études environnementales.
Sophie Dabo-Niang est l’auteure de plus de 80 articles scientifiques et de 2 ouvrages, et elle a supervisé 16 thèses de doctorat. Elle a dirigé l’équipe de Méthodes Quantitatives du laboratoire LEM CNRS 9221 (2015-2019) ainsi que le laboratoire EQUIPPE de l’Université Lille 3 (2010-2015). Actuellement, elle dirige l’équipe de mathématiques à l’institut Oncolille. Engagée dans la promotion des mathématiques et l’inclusion des femmes, elle a présidé le Comité des Pays en Développement de l’EMS et a récemment été élue au Governing Board du CIMPA (International Center of Pure and Applied Mathematics). Elle est également membre du comité pour la diversité de l’Union Mathématique Internationale (IMU).
Sébastien DARSES
Maître de conférences, Aix-Marseille Université
01/09/2024 – 31/08/2025
Thierry Daudé est maître de conférences en mathématiques depuis 2010, d’abord à l’université de Cergy-Pontoise, puis à l’université de Franche-Comté depuis 2022. Ses recherches portent principalement sur l’étude de problèmes inverses géométriques provenant de la relativité générale ou d’imagerie médicale. Il s’intéresse par exemple au problème de Calderon anisotropique qui consiste à se demander si l’on peut déterminer (voire reconstruire) une métrique à l’intérieur d’une variété riemannienne compacte à bord à partir de mesures faites seulement sur le bord de la variété. Ces mesures sont encodées par l’opérateur Dirichlet à Neumann. Avec ses collègues F. Nicoleau (Nantes) et N. Kamran (Montréal), il a notamment obtenu des contre-exemples à l’unicité dans le problème de Calderon local pour des variétés ayant une régularité seulement hölder. En relativité générale, Thierry Daudé s’intéresse actuellement à déterminer la géométrie d’espaces-temps de type trous noirs à partir de la connaissance des modes quasinormaux (résonances) de ces trous noirs. Ce travail est motivé par les fait que les fréquences de ces résonances peuvent être maintenant calculées grâce aux détecteurs d’ondes gravitationnelles LIGO et VIRGO.
Thierry DAUDÉ
Maître de conférences, Université de Franche-Comté
1/09/2024 – 31/08/2025
Thierry Daudé est maître de conférences en mathématiques depuis 2010, d’abord à l’université de Cergy-Pontoise, puis à l’université de Franche-Comté depuis 2022. Ses recherches portent principalement sur l’étude de problèmes inverses géométriques provenant de la relativité générale ou d’imagerie médicale. Il s’intéresse par exemple au problème de Calderon anisotropique qui consiste à se demander si l’on peut déterminer (voire reconstruire) une métrique à l’intérieur d’une variété riemannienne compacte à bord à partir de mesures faites seulement sur le bord de la variété. Ces mesures sont encodées par l’opérateur Dirichlet à Neumann. Avec ses collègues F. Nicoleau (Nantes) et N. Kamran (Montréal), il a notamment obtenu des contre-exemples à l’unicité dans le problème de Calderon local pour des variétés ayant une régularité seulement hölder. En relativité générale, Thierry Daudé s’intéresse actuellement à déterminer la géométrie d’espaces-temps de type trous noirs à partir de la connaissance des modes quasinormaux (résonances) de ces trous noirs. Ce travail est motivé par les fait que les fréquences de ces résonances peuvent être maintenant calculées grâce aux détecteurs d’ondes gravitationnelles LIGO et VIRGO.
Ewen GALLIC
Maître de conférences, Aix-Marseille Université
01/09/2024 – 31/08/2025
Ewen Gallic est maître de conférences en sciences économiques à Aix-Marseille Université et membre d’Aix-Marseille School of Economics (UMR CNRS 7316) depuis septembre 2018. Titulaire d’un doctorat en économie de l’Université de Rennes, ses recherches s’articulent autour de deux volets principaux : la science des données et l’économie environnementale. Le volet data science explore des thématiques telles que la calibration des classifieurs probabilistes, l’inférence causale et la discrimination algorithmique, avec des applications en économie de la santé et en sciences actuarielles. Le volet économie environnementale, quant à lui, porte sur les effets du changement climatique, et vise en particulier à examiner et quantifier les impacts des chocs météorologiques sur l’économie. Depuis septembre 2023, il est chercheur invité à l’Université du Québec à Montréal, et depuis septembre 2024, il est en délégation au Centre de Recherches Mathématiques – CNRS.
Denis GREBENKOV
Directeur de recherche, CNRS
01/09/2024 – 31/12/2024
Denis Grebenkov est directeur de recherche CNRS à l’Institut de Physique. Après avoir soutenu sa thèse en 2004 à l’Ecole Polytechnique, il s’intéresse aux phénomènes diffusifs et leurs applications. La question centrale de ses études est de comprendre le lien entre la structure géométrique d’un système complexe et ses propriétés de transport. Cette thématique couvre plusieurs sujets dans des différentes disciplines. Du côté mathématique, il s’agit des propriétés spectrales de l’opérateur de Laplace, du problème de Steklov, et même des opérateurs non-hermitiens, la description des processus stochastiques confinés par des interfaces de géométrie irrégulière, l’analyse asymptotique, l’optimisation et des problèmes spectraux inverses. Du côté applicatif, il s’agit du transport intracellulaire, des réactions chimiques contrôlées par diffusion, les statistiques de premier passage, etc. Ces études combinent des outils théoriques et numériques, ainsi que des collaborations avec expérimentateurs.
Denis Grebenkov est l’auteur de 185 publications ; ses contributions ont été marquées par : le prix de thèse de l’Ecole Polytechnique en 2004, le prix de Giulio Cesare Borgia en 2010, la médaille bronze du CNRS en 2012, le prix de Friedrich Wilhelm Bessel en 2019. Il est lauréat d’une Chaire Simons en automne 2024 pour réaliser ses travaux sur le problème de Steklov en collaboration avec des mathématiciens canadiens.
Claire GUERRIER
Chargée de recherche, CNRS
01/09/2024 – 31/08/2025
Claire Guerrier a soutenu son doctorat en modélisation mathématique pour les neurosciences en 2011. Après un post-doctorat à UBC, où elle a travaillé entre le département de mathématiques et le Brain Research Center, elle est depuis 2019 chargée de recherche CNRS CNRS au Laboratoire Jean-Alexandre Dieudonné (CNRS & Université Côte d’Azur). Son expertise porte sur la résolution de problèmes à plusieurs échelles, mélangeant des parties stochastiques et continues, l’analyse asymptotique et la théorie du temps moyen de premier passage. Elle a mené plusieurs projets interdisciplinaires avec des laboratoires expérimentaux – sur le complexe pré-Botzinger avec le l’Institut des neurosciences de Paris-Saclay (CNRS & Université Paris-Saclay), sur l’intégration neuronale avec la faculté de médecine de l’Université de Colombie britannique (UBC), et sur l’adaptation de la myéline avec le consortium MBP (Université McGill), ainsi qu’un projet récent sur la croissance fongique avec le Laboratoire interdisciplinaire des énergies de demain (Université Paris Cité).
Emmanuel ROYER
Professeur des universités, Université Clermont-Auvergne
01/09/2024 – 31/08/2025
Emmanuel Royer est professeur des universités à l’Université Clermont-Auvergne, dont il a dirigé le laboratoire de mathématiques (laboratoire de mathématiques Blaise Pascal) de 2014 à 2018. Il est ensuite devenu directeur adjoint scientifique de l’Institut national des sciences mathématiques et de leurs interactions du CNRS de 2018 à 2023, en charge des unités d’appui (parmi lesquelles le CIRM à Marseille, l’IHP à Paris ou encore Mathdoc qui promeut la publication ouverte), de la médiation et des liens avec l’enseignement, de la parité et de la communication. Depuis une thèse préparée sous la direction d’Étienne Fouvry et Philippe Michel et soutenue en 2001, il travaille en théorie des nombres, s’intéressant en particulier aux formes modulaires et aux fonctions qui s’y rattachent. Récemment, il a par exemple étudié la répartition des sommes partielles des sommes de Kloosterman d’un point de vue analytique ; et, d’un point de vue plus algébrique, les déformations formelles de formes quasi modulaires et de Jacobi généralisant les crochets de Rankin-Cohen.
Antoine ZUREK
Maître de conférences, Université de technologie de Compiègnes
01/09/2024 – 28/02/2025
Suite à une thèse en mathématiques appliquées, encadrée par Benoît Merlet et Claire Chainais-Hillairet, soutenue à Lille en septembre 2019, Antoine Zurek a effectué un postdoctorat de deux ans à Vienne en Autriche dans l’équipe d’Ansgar Jüngel. Il est maître de conférences à l’Université Technologique de Compiègne (UTC) depuis septembre 2021 et membre du Laboratoire de Mathématiques Appliquées de Compiègne (LMAC). C’est un spécialiste en analyse numérique et théorique des équations aux dérivées partielles (EDP). Plus précisément, ses travaux portent sur la construction et l’analyse de méthodes numériques préservant la structure de certaines EDP parabolique et hyperbolique. Il étudie également l’application des méthodes de preuves assistées par ordinateur pour l’étude de certains systèmes d’EDP. Enfin, Antoine Zurek a obtenu une délégation CNRS de six mois (01/09/2024-28/02/2025) au sein de l’IRL CRM du CNRS situé à Montréal.